Dystopie #3 : Humains vs Partials

FacebooktwitterredditpinterestlinkedintumblrmailFacebooktwitterredditpinterestlinkedintumblrmail
image_pdfImprimer cet article en pdf
Je voulais faire une pause dans mes lectures type Dystopie – Young Adults car après avoir eu de vrais coups de cœur pour Divergente et Hunger Games, avoir apprécié La Sélection et avoir été déçue par L’épreuve et Delirium, je m’étais un peu lassée de ce style très stéréotypé. Loin des dystopies – SF plus anciennes comme Farenheit 451 ou 1984, très avant-gardistes, je trouve les dystopies Young Adults trop calquées sur un seul modèle. Alors bien sûr on y découvre des perles, beaucoup d’héroïnes ce qui est, pour moi, la réelle nouveauté de ce style « SF light », mais aussi des séries très convenues et il faut le dire un peu ennuyeuses.
Mais bon ce genre de résolution c’est un peu comme celle que l’on prend au premier de l’an et j’ai rapidement craqué sur un nouveau titre dont le résumé m’a beaucoup plu : et oui je suis faible. Il faut dire que j’aime particulièrement le thème post-apocalyptique : la société telle qu’on la connait s’est détruite ou a été détruite, comment les survivants vivent-ils? C’est pour cela que je me suis laissée tenter par la trilogie de Dan Wells :

 La
trilogie : Partials (sortie en format poche aux Éditions Le Livre de
Poche), Fragments et Ruines (seulement en grand format aux Editions Wiz
Albin Michel).

2076. La guerre contre les Partials, ces être génétiquement modifiées, a exterminé la quasi-totalité de l’humanité. Près de quarante mille humains ont survécus et se sont regroupés sur l’île de Long Island sous la férule d’un Sénat autoritaire. Ce qui a tué la plus grande partie de l’humanité ce n’est pas la guerre en tant que telle mais le virus qui a été relâché durant celle-ci, le RM et celui-ci continue à tuer, aucun nouveau né n’arrive à survivre plus de quelques jours. La solution du sénat? La loi Espoir : toute jeune fille de 18 ans à l’obligation de tomber enceinte. Kira, 16 ans, jeune étudiante en médecine, n’a qu’un seul objectif : trouver un remède au RM. Elle a une folle théorie et le jour où sa meilleure amie tombe enceinte, elle décide de tout faire pour que ce bébé survive au risque de devenir une hors-la-loi ou la cible des Partials.
Cette dystopie reste dans un format classique : une héroïne, une histoire en trois tomes et un thème sur la lutte contre une société injuste et contre les a priori de chacun. Avec cependant quelques différences, l’histoire se situe peu de temps après la chute de notre société, on a donc l’histoire complète du monde dans lequel on plonge (ce qui est rare dans les dystopies), ensuite géographiquement on est beaucoup moins limité que dans d’autres dystopie (Divergente, Hunger Games, la Sélection…) : l’histoire se passe dans tous les États-Unis, même si Long Island reste le point central du récit.
J’ai apprécié cette histoire, ça n’a pas été un coup de cœur mais j’ai quand même passé un bon moment en compagnie de Samm et Kira. Tout d’abord parce que je trouve le thème intéressant et ensuite parce que j’ai aimé la construction de la relation entre les personnages Humains et Partials, c’est vraiment le point fort de ce récit : la compréhension, la cohabitation et  la confiance, après tout ce sont des thèmes d’actualité !


La série a cependant pas mal de limitations, les personnages sont parfois très caricaturaux comme le Dr Morgan ou Haru, et peu évoluent au fil des trois tomes de la série. L’héroïne, Kira, est moyennement crédible au départ étant spécialiste en virologie à 16 ans mais l’auteur arrive à la rendre sympathique et pas trop énervante! Une multitude de personnages dans cette série pour en retenir 3 ou 4 qui sont vraiment intéressants, pas attachants mais consistants je dirais, avec une mention spéciale au personnage de Marcus qui est le seul à évoluer au cours de ces trois tomes. Il y a pas mal de longueurs dans les tomes 2 et 3. Au point, qu’à mon avis deux tomes auraient suffi pour construire toute l’histoire telle qu’elle est présentée.

Un univers tout de même très intéressant que nous propose Dan Wells, une dystopie post-apocalyptique qui nous plonge au milieu d’une humanité peu nombreuse et effrayée par le grand méchant loup qu’elle a elle-même créé… comme une autre approche des Robots d’Isaac Asimov. Le thème, très ambitieux, manque un peu de réalisation et l’histoire aurait pu nous emporter encore plus loin… c’est un peu comme ci Maxime Chattam s’était arrêté à son premier cycle d’Autre-Monde, l’histoire pourrait s’arrêter ainsi mais cette grande fresque aurait eu un gout d’inachevé.

Du coup, je vais me laisser tenter par le préquelle de Partial : Isolation de Dan Wells, un récit de la guerre d’Isolation pour laquelle les Partials ont été créés. J’espère vraiment que l’univers de Dan Wells débordera au-delà de la trilogie de Partial car on sent un potentiel énorme derrière cet aperçu de son monde!

Isolation de Dan Wells, aux Éditions Harper Collins (pas encore paru en France).
FacebooktwitterinstagramFacebooktwitterinstagram

Laisser un commentaire