L’appel des illustres de Romain Delplancq : Un petit gout de Renaissance italienne en fantasy

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Il y a des livres comme ça qui traine un peu dans nos PAL sans qu’on sache trop pourquoi… j’ai acheté le tome 1 du Sang des princes en Mars dernier au Salon du livre de Paris où j’ai pu rencontré l’auteur Romain Delplancq. J’ai trouvé la couverture d’Emile Denis très sympa et le 4e de couv’ intriguant car difficile au premier abord de classer cette duologie.
Le sang des princes tome 1 : L’appel des illustres de Romain Delplancq aux éditions de l’Homme Sans Nom

Le destin des ducs Spadelpietra est assuré. Inexorable. Une ascension
déterminée vers le pouvoir, vers la couronne, vers la place qui leur
revient de droit à l’avant-garde du monde. Ils sont les pacificateurs,
les bâtisseurs, les gouverneurs de Slasie. Ils sont les Illustres.

Mais les nomades Austrois y font à peine attention. Leur monde n’est
fait que de théâtre, de musique, d’art et d’inventions dont ils gardent
jalousement les secrets. Leur vie est une routine maîtrisée, à l’image
de leurs automates.

Et pourtant, un tout petit hasard vient gripper la mécanique de
l’histoire. Trois fois rien. Une toile découverte par les Spadelpietra
qui catapulte son peintre, le jeune Mical, dans une longue fuite… Et
pousse le pays, son peuple, ses nobles et ses artistes dans les premiers
vents de la plus grande tourmente de leur histoire.

Romain Delplancq nous entraine dans un univers qui nous semble familier tout en ne ressemblant pas complètement à ce que nous connaissons. Un univers d’art et de spectacle, de voyageurs et d’aristocrates. On a l’impression de ce plonger dans l’Italie de la Renaissance mais ce n’est quand même pas tout à fait ça. Avec ce tome 1, l’auteur nous offre plusieurs point de vues différents, celui mystérieux de la famille Spadelpietra, celui des nomades Austrois qui traverse la Slasie de long en large pour faire partager leur art et enfin celui de Mical artiste peintre de génie qui va devoir quitter le monastère où il a grandi pour … rencontrer son destin.
Le plume de Romain Delplancq est vraiment entrainante et agréable à lire. Elle nous immerge petit à petit dans ce nouveau monde, par petites touches. Cela donne un rythme assez lent à l’histoire mais qui n’est ni désagréable ni lourd. Le décor qu’offre l’auteur à son histoire a la flamboyance des palais et des villes italiennes, tout en nous offrant un monde d’inventions à la Leonard de Vinci : on s’accroche à cette univers de Fantasy soft où les mystères entourant la famille Spadelpietra semblent le centre de toutes les intrigues : entre chuchotement dans les couloirs du palais de Tandal et embuscade sur les chemins de campagne, cette famille d’aristocrate à l’origine de la paix et de la prospérité de la province de Slasie, semble posséder ses propres démons. J’ai particulièrement aimé  croiser les Austrois, ces nomades en
roulotte qui régalent les habitants des villes sur leur chemin de
spectacles élaborés et originaux. Cette communauté soudée et ingénieuse
est un plaisir à suivre et à découvrir, avec leurs coutumes et leur
amour de l’art.

Un rire malsain circula parmi les mercenaires.

Les gars nous avons ici un docteur de la loi ! se moqua la cape noire.
Et comment tu penses nous en empêcher, gamin ? En nous chantant quelque
chose?

Basil grinca des dents.
– Ca se gate.
– Basil ? fit la patronne.
– Oui ?
– Chante.
La curieuse injonction fit tourner tous les yeux vers Sophia.
– Maman, repondit l’enfant, je crois qu’il plaisantait.
– Basil, écoute un peu ! J’ai dit « Chante ».

Je trouve ce roman légèrement inclassable de part son univers, le déroulé de son histoire et son rythme. Romain Delplancq nous surprend avec ses personnages charismatiques ou insouciants. Il distille les mystères tout au long du récit sans nous donner beaucoup de pistes sur la direction qu’il va choisir pour le destin de ces personnages. Ça faisait longtemps que je ne mettais pas laisser autant porter par l’histoire sans savoir, ou plutôt sans avoir la moindre idée, d’où l’auteur voulait m’emmener.

Un bon roman de Fantasy « soft » qui nous transporte dans un univers proche de la renaissance italienne avec ses intrigues de palais, ses familles aristocratiques puissantes et ses inventions dignes d’un Leonard de Vinci. Une écriture qui nous transporte en douceur dans ce nouvel univers que l’on découvre lentement et où les intrigues se dessinent à petit pas scénaristiques. Le premier tome de la duologie Le sang des princes met en place une ambiance envoutante et mystérieuse qui m’a bien plu et me dit que j’aimerai très vite découvrir le fin mot de l’histoire !

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