Une peu de Space Opera : Etoiles sans Issue de Laurent Genefort

FacebooktwitterredditpinterestlinkedintumblrmailFacebooktwitterredditpinterestlinkedintumblrmail
image_pdfImprimer cet article en pdf
J’avais envie de me replonger dans un livre de SF après pas mal de lectures Fantasy et Urban Fantasy. Masse Critique Babelio et les Éditions Scrinéo m’ont permis de découvrir Étoiles sans issue de Laurent Genefort. Un livre de SF style Space Opera en un tome, je trouve toujours ça intriguant car difficile de faire rentrer un univers SF complet dans un seul tome !
Étoiles sans issue de Laurent Genefort paru aux éditions Scrinéo

Depuis des siècles, les mondes de l’acumen vivent sous la coupe de la
dynastie Combrail. Dès la naissance, le statut de chaque habitant est
gravé dans les replis de son ADN. Chacun fait partie d’une hiérarchie
sociale immuable. Avec, au sommet, le Prime Garant Bosmor, et tout en
bas de la pyramide des castes, des milliards de caires.
Quand Bosmor est victime d’une tentative d’assassinat, héritiers
potentiels et ambitieuses multinationales s’affrontent de plus en plus
ouvertement. Mais pourquoi chaque faction désireuse de s’emparer du
pouvoir veut-elle mettre la main sur Palestel, l’insignifiant caire?
Traqué de toutes parts, il va devoir mener son enquête à travers l’acumen… mais d’abord, sauver sa peau.
 
Un univers de Castes régit pas l’appartenance à un maitre, les plus pauvres restent pauvres et peu éduqués, les plus riches profitent de leur statut pas toujours stable, il est vrai, car il faut savoir plaire à la famille régnante. L’humanité est coupée de la Terre et vit sur une poignée de planètes sur lesquels la famille Combrail a toute autorité. Une autocratie à laquelle (comme souvent) se mêle une religion autoritaire ayant comme seul leitmotiv la terraformation de toutes les planètes sur lesquelles l’humanité s’est installée. Une transformation de la faune et de la flore pour qu’elles ressemblent le plus possible à celles de la Terre. Ce qui, bien sur, détruirait la plupart des cultures et élevages mis en place sur les mondes de l’Acumen et  n’est pas du gout de toutes les populations locales. Notre héros, enfin notre personnage principal est un caire, la plus basse caste de l’acumen. Palestel n’a plus rien, il a quitté sa planète, n’a plus de famille et vit au jour le jour. Jusqu’à ce que la malchance s’en mêle et qu’il se retrouve au milieu des ambitions politiques de personnes bien loin de lui. Commence alors une course poursuite dans laquelle pourrait se jouer l’avenir de l’acumen.
Bosmor n’était pas le premier Combrail à être victime d’une tentative d’assassinat. Belake n’était pas naïve au point de croire que l’on pouvait gouverner trois milliards de personnes réparties sur six mondes sans attiser haines et convoitises. En particulier quand le pouvoir était aussi personnel que celui de l’acumen; Et la plupart du temps, les complots provenaient de la famille proche. Jadis, une branche entière des Combrail avait été éliminée.
Pour ce One-Shot, Laurent Genefort réussi l’exploit de nous offrir une univers SF bien construit et fouillé qui tient la route en seulement 350 pages. Un univers qui me rappelle un peu celui que Peter F. Hamilton avait mis en place dans sa trilogie du vide (en beaucoup plus de tomes et de pages 😉 ). Un univers bien posé donc, avec une intrigue politique, sur fond de bataille idéologique et religieuse qui fonctionne bien.
Ce Space Opera pèche plutôt au niveau des personnages. J’avoue que je les ai tous trouvé très peu attachants. Palestel, le personnage principal ne fait que se faire trimbaler de mondes en mondes pour par une personne puis une autre. Ne comprenant pas ou peu ce qui lui arrive, il prend des décisions qui sont systématiquement catastrophique. C-Luz ou Belake, personnages féminins du roman, sont plutôt imbuvables et loin d’être sympathiques. Dur donc pour le lecteur de s’attacher aux destins de ces héros malgré eux.
Avec ce roman, Laurent Genefort réussi a créer un univers SF construit et fouillé en un peu plus de 350 pages, ce qui reste impressionnant. L’auteur mélange course poursuite inter-planétaire, complot politique et fanatisme religieux pour former un récit sans temps mort.  Cependant, même si le livre à un bon rythme, on a du mal à s’attacher à ce qui peut arriver aux personnages principaux. Un bel univers de SF qui mériterait des personnages principaux plus attachants et des méchants moins caricaturaux.

FacebooktwitterinstagramFacebooktwitterinstagram

4 thoughts on “Une peu de Space Opera : Etoiles sans Issue de Laurent Genefort

    1. C'est mon premier livre de l'auteur et j'avoue que je m'attendais à mieux même si l'univers créer est très intéressant !

  1. Un peu déçue de ce que tu en écris, j'attendais Genefort sur ce livre. Même si les perso sont trop "lointains" l'univers m'intrigue.
    Merci

    1. L'univers créé est tout de même le gros point positif de ce livre, mais c'est vrai que les personnages rendent l'histoire peu interessante…

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :