Promenade dans la Gaule du Ve siècle : Thya d’Estelle Faye

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Et hop hop hop, une autre chronique qui arrive. Je ne sais pas si vous êtes au courant mais ce mois-ci c’est le mois d’Estelle Faye sur le blog Book en Stock. Vous pouvez donc poser plein de questions à l’auteur sur le blog de Dup et Phooka. Et je crois que personne ne se prive car on en est déjà au tome 5 de l’ITV. Perso, j’ai découvert Estelle Faye via leur blog et lors de Salon de l’imaginaire de Sèvres 2016 j’ai pu la rencontrer ! Thya le tome 1 de la Voie des Oracles a alors atterri dans ma PAL. Je me suis dis que c’était le moment idéal pour m’immerger dans l’univers d’Estelle Faye.

La voie des Oracles Tome 1 : Thya d’Estelle Faye paru chez Scrinéo


La Gaule, Ve siècle après Jésus-Christ.
Cerné par les barbares, miné par les intrigues internes et les jeux du
pouvoir, l’Empire romain, devenu chrétien depuis peu, décline lentement.
Les vieilles croyances sont mises au rebut, les anciens dieux se
terrent au fond des bois, des montagnes et des grottes, les devins sont
pourchassés par la nouvelle Église.
Thya, fille de l’illustre général romain Gnaeus Sertor, a toujours su
qu’elle était une Oracle. Il lui faut vivre loin de Rome, presque
cachée, en Aquitania, perdue au milieu des forêts.
Que faire alors, quand son père, son protecteur, tombe sous les coups
d’assassins à la solde de son propre fils ? Il faut fuir, courir
derrière la seule chance qu’elle a de le sauver… Se fier à ses visions
et aller vers Brog, dans les montagnes du nord, là où, autrefois,
Gnaeus a vaincu les Vandales. Et peut-être, le long de ce chemin pavé
d’embûches et d’incroyables rencontres, voir le passé refaire surface,
et réécrire l’Histoire…

Cher lecteur, arrêtes toi 2 min sur la couv’ de ce tome 1 réalisée par Aurélien Police, je la trouve superbe et elle représente très bien l’histoire de ce premier tome c’est vraiment une réussite.
Lorsque j’ai commencé Thya, j’avoue avoir eu une petite appréhension, je me demandais si j’arriverai à m’immerger dans la Gaule du Ve siècle après Jésus Christ. C’est pas ma période de l’histoire préférée et j’ai toujours un peu du mal avec les début du christianisme : c’est fou qu’en quelques siècles, une petite secte persécuté à religion d’état persécutant les autres croyance. Bref, malgré cet a priori n’ayant pas grand chose à voir avec le livre, je me suis plongé dans l’histoire de Thya avec beaucoup de curiosité… et ce que j’ai tout d’abord découvert c’est une plume assuré qui ne prend pas de gant pour vous entrainer dans l’univers de son auteur. Je ne pensais pas que la Gaulle romaine puisse prendre aussi facilement forme pour moi et que cette histoire me happe dès les premières pages.

La sequala était d’un vert intense. Le même vert que les yeux de Thya, se dit Enoch, accoudé au bastingage. Il se tourna vers l’avant du navire. La-bas, la silhouette frêle de l’adolescence évoquait une seconde figure de proue. Une divinité païenne des eaux. La brise du printemps soulevait ses boucles rousses.

Ce livre m’a réservé pas mal de surprises et notamment avec son héroïne Thya. Je ne m’attendais pas à découvrir une adolescente, protégée par son père des décadences de Rome et de l’arrivée du christianisme. Pas mariée, ce qui à 16 ans en ce temps là et assez inhabituel… mais surtout ce qui m’a marqué tout au long de ce premier tome c’est l’évolution de Thya de jeune adolescente apeurée, elle passe, en 300 pages, à une jeune femme sur d’elle et de ses croyances dans un monde qui ne la comprend plus. C’est bien mené, tout en se concentrant sur son héroïne, Estelle Faye n’en oublie pas de nous concocter des personnages secondaires aux petits oignons (qui à mon avis ne resterons pas secondaires très longtemps) et qui petit à petit prennent une belle place dans son histoire, notamment avec Enoch mais aussi avec le monde fantastique et païen qu’elle nous fait entrevoir.

Le faune se souvenait avec nostalgie des temps anciens, où des prêtres-loups les priaient en grande pompe, lui et ses semblables, à chaque fin d’hiver. Depuis, il avait vu les sylvains, les naïades, les centaures… tout son peuple surnaturel reculer au fond des forets, dans les recoins obscurs des cavernes et des combes. Ils avaient laissé les chrétiens prendre le pas sur eux, pénétrer dans les clairières interdites, piétiner les cercles de fées, arracher les arbres et briser les branches des buissons…

Car c’est l’autre grosse surprise de ce premier tome, la confrontation du christianisme et de l’ancienne religion de l’empire romain avec son panthéon de dieux et de créatures surnaturelles. L’auteur nous laisse percevoir cette facette d’un monde merveilleux qui cohabite avec le notre, une fantasy tout en douceur entre réalité et fiction bien construite et finalement très envoutante !

Une belle expérience qui ne demande qu’à être poursuivie. J’ai beaucoup aimé, contrairement à ce que j’aurais pensé, me trouver transportée dans la Gaule du Ve siècle. Estelle Faye nous propose ici un premier tome très bien mené le tout servi par une plume sure et efficace. Je suis très curieuse de découvrir ce que me réserve le tome 2 : l’histoire se poursuit avec Enoch !

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2 thoughts on “Promenade dans la Gaule du Ve siècle : Thya d’Estelle Faye

  1. J'ai de plus en plus envie de découvrir ce premier tome qui m'intrigue. La période historique est ce qui me fait le plus envie, c’est assez rare en fantasy.

    1. Oui c'est ce qui m'a un peu dérouté au départ mais l'ambiance et la magie du récit prend très vite forme dans la Gaule de l'empire romain, ca rend le récit envoutant 😉

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