Comics : Archangel de William Gibson

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En avril sortait chez Glénat Comics, Archangel co-écrit par William Gibson et Michael St John Smith. Le nom de William Gibson ne vous est surement pas inconnu si vous êtes fan de SF. L’auteur du Neuromancien, roman ayant reçu les prix Nebula, Hugo et Philip K. Dick (rien que ça) est l’auteur fondateur du style Cyberpunk. Autant dire que j’étais très curieuse de découvrir ce one-shot aux accents dystopiques servi par les dessins de Butch Guice.


Le futur de l’humanité se joue dans son passé
2016. Suite aux mauvaises décisions de ses dirigeants, la planète
entière est devenue un enfer radioactif. Le dernier espoir de l’humanité
a un nom : le Splitter, une colossale machine à remonter le temps
conçue pour changer le cours de l’histoire. À moins que les paradoxes
temporels qu’elle risque de produire n’aboutissent à un désastre plus
terrible encore… Alors qu’une lutte de pouvoir s’immisce pour le
contrôle du Splitter dans le présent, en 1945, l’agent du renseignement
de la Royal Air Force Naomi Givens enquête sur des faits troublants et
leurs répercussions sur sa réalité…
Encore du post-apo me direz-vous ? Et bien oui mais c’est une pure coïncidence 😉 L’histoire commence en 2016, la planète n’est majoritairement qu’une ruine radioactive. Dans une base américaine, des militaires sont à la manœuvre. Une mission importante se prépare qui va les expédier en 1945. Pourquoi, comment ? Vous n’en serez pas plus au début, le récit de William Gibson ne se laisse pas appréhender dans ses subtilités dès les premières pages.

Nous comprenons cependant rapidement que dans ce futur apocalyptique, deux camps s’affrontent et que les intentions du premier groupe ne sont pas des plus altruistes. Nous suivons alors dans les chapitres suivants, le second groupe de militaires parti pour contrecarrer les plans du premier et empêcher Archangel de se déployer.

Les subtilités de ce récit nous apparaissent au fur et à mesure de la lecture. Un voyage dans le temps ? Non pas vraiment, enfin, pas seulement. La machine, le Séparateur, au centre des ambitions des dirigeants américains (père et fils) de 2016 ne se contente pas d’envoyer des personnes dans le passé, elle réalise un transfert quantique, autant dire que les protagonistes se baladent dans le temps ET dans des univers parallèles.

Archangel est aussi bien une dystopie post-apo qu’un thriller militaire. L’histoire se suit sur deux période, 1945 et 2016. Entre machination et espionnages, fusillades et course poursuite, ce one-shot se déroule à cent à l’heure sans laisser le temps au lecteur de souffler, alors accrochez-vous à l’histoire autrement celle-ci démarrera sans vous !

C’est au final, un comics dense et bien rythmé avec des dialogues parfois piquants et parfois cocasses qui se dévore puis se relit pour recoller tous les morceaux. Le tout dans une atmosphère noire où la nuit nucléaire le succède au Berlin du marché noir et des tripots clandestins de la fin de la seconde Guerre Mondiale. On pourrait finalement dire que tout a déjà été inventé autour de cette période mais les auteurs arrivent à nous proposer un récit atypique avec un univers complexe que l’on a beaucoup de plaisir à explorer.

Pour vous faire une idée des graphismes, vous pouvez lire les premières pages d’Archangel avec Glénat Comics !

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