Chronique BD : Hiver Indien de Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini

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J’ai fait de belles rencontres littéraires cette année. Non pas que les autres années aient été dénuées de belles découvertes mais je trouve que cette année 2018, où pourtant je lis beaucoup moins, est une année faste en terme de coups de cœur et de rencontres avec de nouveaux auteurs <3 Ainsi j’ai découvert la plume de Charlotte Bousquet avec le premier tome de Shâhra que j’ai beaucoup beaucoup aimé. Suite à ce premier partenariat, j’ai ensuite eu la chance que Charlotte Bousquet me fasse parvenir par les éditions Marabulles sa dernier BD : Hiver Indien réalisée en collaboration avec Stéphanie Rubini. Il y a ainsi des petits bonheurs à tenir un blog : des rencontres, des lectures inattendues et des coup de cœur instantané 😉

Adolescente mal dans sa peau, Manon a du mal à trouver sa place dans sa
famille. L’arrivée pour le réveillon de Nadia, sa marraine exilée à New
York, une violoncelliste de renom, l’aide peu à peu à s’affirmer et à
dépasser ses craintes. Entre la vieille dame et l’adolescente naît une
relation singulière, presque fusionnelle, dont la musique est le
médiateur.
Hiver Indien, c’est avant tout l’histoire de Manon, jeune fille discrète et mal dans sa peau. Manon vit seul avec son père et se sent invisible et incomprise par sa famille. Alors qu’elle aime passionnément la musique, le trac l’empêche d’aller au bout de ses rêves et sa famille par des attitudes ou des petites phrases la renvoie sans cesse à ses échecs. Mais cette année pour les fêtes de Noël, Nadia, une violoncelliste très connue revient passer un peu de temps avec la famille de Manon. Nadia est la marraine de sont père et entre l’adolescence et la vieille dame une compréhension mutuelle s’installe avec la musique comme passion commune.
Avec Hiver Indien je découvre les dessins de Stéphanie Rubini et j’avoue que je suis sous le charme de son héroïne. Manon avec ses cheveux et ses joues rouge est magnifique. A elle seule l’adolescente transcende les pages et nous invite dans son sillage pour la découvrir sur un petit air de musique classique.
Les deux autrices nous propose un portrait tout en finesse et en émotions avec comme toile de fond la musique. C’est beau, parfois triste mais le récit est surtout l’histoire d’une belle rencontre qui va permettre à une jeune fille de croire en elle et en ses rêves. Je suis complètement sous le charme de cette Bande-Dessinée écrite et dessinée avec un ton si juste et avec beaucoup beaucoup de sensibilité. Entre joie et peine, sourires et grincements de dents, l’histoire de Manon est à la fois banale et extraordinaire parce que des rencontres comme celle de Manon et Nadia, c’est un moment rare qui est ici saisi avec justesse.
Et bien sûr la musique comme fil à tout l’album, nous donne envie de découvrir chaque œuvre dont il est fait mention.
 Schubert : Sonate en la mineur « Arpeggione » pour violoncelle et piano, D. 821
Sonia Wieder-Atherton | Vita: Monteverdi_Scelsi
Et vous savez comment on dessine la musique ?
Au final, une lecture que j’ai adoré. L’album est à la fois une ode à la musique, à ses rencontres qui peuvent changer une vie et aux rêves qu’il faut savoir embrasser. Je ne peux que vous conseiller de découvrir la plume de Charlotte Bousquet associée aux dessins de Stéphanie Rubini avec Hiver Indien. C’est beau, plein sensibilité et finalement d’optimisme.
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