Les étoiles s’en balancent de Laurent Whale : Le Post-Apo aéroporté

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Il y a quelques temps, je vous avais écrit un article sur les livres post-apo que j’avais aimé et ceux que j’avais envie de découvrir (Post-Apo : 5livres lus, 5 livres à découvrir). Je me suis donc lancée dans la trilogie post-apo de Laurent Whale avec Les étoiles s’en balancent paru au format poche chez Folio SF.

Tom Costa est troqueur. Mais pas un rampant, non. En ce futur troublé,
il survit. D’une ville-état à l’autre, à bord de son ULM, il chine et
glane sa subsistance.
Et puis, il y a San, la douce, la lionne. La famille aussi.
Pourtant, venu du nord, un péril plus grand que les bandes de chiens sauvages, les hors-murs, la famine et les parias le guette.
Agir, pour ne pas mourir.Tandis que, de là-haut, LES ÉTOILES S’EN BALANCENT…
L’univers de ce livre post-apo n’est pas banal. On est loin de l’épidémie qui a ravagé la Terre, de l’attaque des zombies ou de la troisième guerre mondiale qui aurait décimé la majorité de la population. Dans les étoiles s’en balancent c’est la société qui s’est disloquée. Mouvements sociaux et crises économiques ont amené à un délitement de la répulbique qui s’est morcelées jusqu’à ce que chaque ville deviennent indépendante et que les zones rurales deviennent des zones de non-droit. Les zones urbaines sont pratiquement coupées les unes des autre, peu d’infos circulent et les villes survivent de la débrouille et d’une certaine entraide parfois teintée de tyrannie : une vie de récup’ et de troc. Dans la ville de Pontault en région parisienne, Tom Costa a une position unique, c’est un volant. Cela lui permet de faire du troc avec les villes voisines et d’aider sa « famille » à vivre du mieux possible même si rien n’est facile dans ce monde à l’abandon où les gens meurent de faim et où ils vivent sur les vestiges de l’ancien.

L’apocalypse vue du ciel 

Une manière complètement différente d’aborder un récit post-apocalyptique. On suit Tom Costa à bord de son ULM bricolé qui fonctionne à l’essence rallongée à l’eau. Tom est le seul à Pontault à savoir voler depuis que son frère à pris la tangente quelques années plus tôt, après lui avoir transmis ses connaissances en navigation aérienne. Et c’est justement ses connaissances qui vont amener Tom en plein milieu d’une lutte d’influence entre les villes de Pontault et de Meaux mais aussi dans le cœur de la tourmente qui fonce sur les deux villes sous la forme d’une armée d’hommes en noirs. Les villes du Nord semblent avoir été attaquées sans sommation et leur habitants massacrés ou réduit en esclavage. Et c’est Tom Costa et sa flottille d’ULM qui vont braver la tourmente.

Un récit d’aventure sans temps morts

Laurent Whale nous offre ici un roman sans temps morts. A peine avons-nous rencontré Tom Costa, son frère Miki et son père Armand que déjà l’intrigue démarre et les difficultés s’enchainent. Entre bricolage d’ULM, navigation aérienne et bataille en plein vol, Les étoiles s’en balancent est avant tout un beau récit aventure dans une France difficile à reconnaitre… si ce n’est à travers son réseau routier 😉 Les rebondissements sont nombreux, les scènes « d’action » se succèdent et les situations inextricables se multiplient. On se demande parfois comment l’auteur va sortir ces personnages de là tant la situation relève du combat de David contre Goliath mais le coté rusé et baroudeur de nos personnages est attachant et je me suis prise plusieurs fois à retenir mon souffle en faisant défilé les pages.

C’est de loin le plan le plus tordu que j’aie pu imaginer. Pourtant, je
reste persuadé que c’est le meilleur – en raison même de son
extravagance. 

J’ai beaucoup aimé les débuts de chapitres où des extraits d’articles, d’encyclopédie ou de discours, nous retracent les bouleversements de la société qui ont conduit au monde que l’on découvre dans Les étoiles sans balancent. A l’heure des manifestations de gilets jaunes et des violents heurts entre manifestants et policiers, ces récits résonnent dans notre actualité et cela a un petit coté flippant qui rajoute au réalisme du livre.
Pour moi il n’y a qu’un seul bémol… l’auteur en fait parfois « trop » dans l’action et dans les retournements de situation. Quand on aime les récits d’aventure c’est sympa mais pas toujours très crédible alors que les scènes de vol notamment sont parfaitement écrites pour que le lecteur s’y voit… dans l’ULM au-dessus de la campagne d’Ile-de-France.

Après l’attentat contre le PDG de la branche boursière de la Barcla’s à Londres, le mois dernier, qui avait couté la vie à huit personnes en pleine période de Noël, le convoi du patron de la Société Générale à été visé ce matin. Alors qu’il passait dans le tunnel de La Défense, il semblerait que trois roquettes aient pris pour cible la voiture de Bertrand d’Estaing. S’est ensuivie une intense fusillade, au cours de laquelle plusieurs occupants de véhicules à proximité ont été touchés. A l’heure qu’il est, nous n’avons aucune certitude sur le nombre de victimes. Seuls les décès du PDG, de ses deux gardes du corps et du chauffeur ont été confirmés par le service Communication de la banque. Cet ultime avatar du terrorisme urbain porte à 57 le nombre d’assassinats revendiqués par la faction Anti-Bank.

Au final, Les étoiles s’en balancent de Laurent Whale est un très bon roman d’aventure aéroportée dans un monde post-apo très réaliste. J’ai passé un très bon moment en compagnie de Tom Costa et de ses compères : de l’action, pas de temps morts, des rebondissement le tout aussi bien dans les airs que sur terre, c’est aussi original que réaliste. Un beau récit porté par une plume accessible et qui aime les détails. Du coup, j’ai très envie de lire Les damnés de l’asphalte !

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10 thoughts on “Les étoiles s’en balancent de Laurent Whale : Le Post-Apo aéroporté

  1. Il faudrait que je le lise, je tourne autour depuis longtemps… Mais pas pour le moment, j'ai d'autres lectures en vue ! 😉

    1. Le livre idéal je pense si tu as une petite pane de lecture ! Un bon livre d'aventure qui se lit (presque) tout seul 😉

  2. Je l'avais lu à l'époque de sa sortie, et même si je n'ai plus trop en tête les détails, j'avais bien aimé mon vol. Il faudrait que je le relise un jour, et continuer sur les suites, même si cela peut se lire de manière indépendante.
    Et puis le titre est très beau

    1. Le post apo volant c’est clairement original ! Et comme toi j’aime beaucoup le titre comme celui du tome 2 d’ailleurs : les damnés de l’asphalte… virée en Espagne a cheval 😁

  3. Son originalité m'attire! Le genre post-apo étant un genre que j'ai beaucoup lu mais souvent dans le même registre. Je me note ce titre, merci pour la découverte!

    1. Oui c'est un style qui a eu beaucoup de succès notamment avec la vague dystopie jeunesse mais qui du coup était un peu formaté. J'aime beaucoup lire des titres qui savent réinventer le genre et là clairement c'est le cas 😉

    1. Je me demandais si tu avais lu la suite… j'ai ma réponse 😉
      Je pense que j'essayerai tout de même de lire le tome 2 cette année, j'ai bien aimé l'univers.

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