La ligue des écrivaines extraordinaires : Ann Radcliffe, Jane Austen & Mary Shelley contre Carmilla d’Elisabeth Ebory

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Je continue à vous parler de la Ligue des écrivaines extraordinaires. Vous avez jusqu’à la fin de la semaine (le 11 Octobre très exactement) pour faire tomber les derniers paliers du financement
participatif sur Ulule alors je vous propose de découvrir un peu plus
les écrivaines qui composent cette ligue extraordinaire. Dans cette
article, nous allons parler d’Ann Radcliffe, Jane Austen, Mary Shelley et Elisabeth Ebory.

Depuis l’au-delà que Jeanne-Marie Leprince de Beaumont hante, le projet
incroyable de la conteuse est une réussite. En leur révélant leurs
aptitudes à penser et agir sur l’univers, elle a éveillé les consciences
engourdies des femmes : la Ligue des Écrivaines Extraordinaires est
née. Mais la liberté pèse, Ann Radcliffe en ressent le poids des
responsabilités sur ses articulations vieillissantes dans la diligence
qui l’emporte vers Mary Shelley, éprouvée par les morts de ses enfants
et au désespoir après la noyade de Percy, son amour. L’esprit acéré de
Jane Austen l’accompagne heureusement pour convaincre la jeune veuve que
seule leur alliance vaincra l’abominable Carmilla.
Elisabeth Ebory a dû côtoyer non pas une, ni deux mais trois écrivaines extraordinaires dans ce récit! je lui ai posé quelques questions auxquelles elle a bien voulu répondre (encore merci 😉 ).
 

Chut Maman Lit : Tout d’abord, une question un peu bateau : pourriez-vous
vous présenter pour les lecteurs qui ne vous connaissent pas ?

Elisabeth Ebory : Entre deux projets informatiques, j’écris depuis quelque temps des textes de
divers formats dans le domaine des littératures de l’imaginaire.
J’ai publié jusqu’ici des nouvelles dans des anthologies
(chez Oxymore, notamment),  puis une
novella (Novae) et un recueil (À l’Orée sombre), tous deux chez
Griffe d’Encre Éditions, il y a une dizaine d’années. Mon premier roman, La
Fée, la pie et le printemps
, est sorti chez ActuSF Éditions en 2017.

CML : Est-ce que vous pourriez nous parler de votre arrivée sur ce projet et du
travail en collaboration avec votre directrice de collection Christine Luce ?
 


EE : Melchior Ascaride m’a contactée par mail pour me proposer le
pitch de La Ligue contre Carmilla et me présenter le contexte du projet.
C’était franchement très tentant ! Avant même d’avoir les réponses aux
quelques questions que je me posais, j’avais accepté ! En fait, le projet
était une trop belle friandise : je ne pouvais pas y échapper.
Christine nous a ensuite toutes contactées pour procéder aux
présentations.
Travailler avec elle est… comment dire… époustouflant ?
Vous voyez quand vous avez envie d’avoir le cerveau de quelqu’un d’autre à la
place du vôtre, menu et limité ? Ça vous arrive ? Non ? – Il faudrait
sans doute que je vérifie mes vaccins anti-zombie, moi… Mais bref :
Christine a soutenu littérairement, culturellement, historiquement et humainement
le projet avec un tel engagement et une telle force que je ne peux que
dire : « wouaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhh »… ce qui reste bien
en dessous de la façon dont je devrais décrire cette collaboration.
CML:  Comment se sont passées la rencontre puis la cohabitation
avec ces écrivaines extraordinaires ?



EE : Je connaissais leurs œuvres, mais je ne connaissais pas les
écrivaines intimement.
Les rencontrer dans leur contexte était assez impressionnant
: elles avaient toutes eu un impact formidable sur la littérature anglaise (et
mondiale).
Il a fallu les présenter les unes aux autres.
Trois dames de lettres se rencontrent autour d’un objectif
commun, ayant tardé à se manifester, et jeté au milieu de leur vie comme un
caillou dans la marre, au mauvais moment. Comment cela va-t-il se passer ?
Mettre en scène des autrices que je vénère par ailleurs pour
leurs œuvres et leur influence littéraire avait quelque chose de grisant et
d’angoissant… Mais ce qui était rassurant – d’une certaine façon – c’est
qu’au-delà de leur génie, elles restaient des femmes, avec des préoccupations
et des occupations qui me touchaient directement. Mari, enfant, famille,
convictions, amitiés, douleurs, regrets, angoisses… Elles ont petit à petit
quitté le statut de légende pour devenir un peu plus accessibles. C’était
agréable.
Une fois les premières impressions dépassées, je crois que
nous nous sommes bien amusées.

CML : Est-ce que le côté « pulp » de la collection est quelque chose qui vous
attirez ?
 


EE : Oui. Définitivement oui. Le pulp a une aura qui est vraiment
devenue au fil des ans quelque chose qui me fait plaisir. J’imagine à ce mot
des traits marqués à grand coup de crayon, des échanges de dialogues
pétillants, des pluies de coups de poing, des aventures hors du commun…
Bref : oui, j’avais envie d’évoluer dans un univers comics / séries, dans
ce bouillonnement où tout est possible, surtout le fun. J’avais envie de
m’amuser. Et l’aspect pulp du projet le permettait amplement.
Avec Christine, incontestablement, cela allait se faire dans
une ambiance également très littéraire.
Du bonheur !…

CML : Avez-vous envie de continuer l’aventure avec peut-être d’autres récits sur
la ligue des écrivaines extraordinaires ?
EE : Personnellement, j’ai très envie de gratter un certain
personnage, en effet. Qu’adviendra-t-il des idées qui bouillonnent en ce
moment ? L’avenir nous le dira.
Merci pour cette interview !

 

La Ligue des écrivaines extraordinaires sur Ulule : Participer !

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