Sept morts à vivre de Southeast Jones

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Etant affreusement en retard dans mes chroniques pour le projet Maki, je vais tenter de me rattraper un peu en vous parlant d’un recueil de nouvelles que j’ai lu en Janvier (et qui comptera donc pour la troisième semaine du #projetMaki) : Sept morts à vivre de Southeast Jones. Auteur qui fait lire et aimer la SF à ma copine Stéphanie du blog Sagweste in Librio et qui a également conquis le blog de Le chien critique, j’étais donc curieuse (même si ma PAL tremblée de voir arriver encore un petit nouveau) de découvrir un nouvel auteur. De plus, le Maki il a dit qu’il fallait lire des nouvelles cette année 😉
 
 
 

Vous allez tous mourir ! Il va falloir vous y faire, un jour tout va disparaitre : vous, moi, le monde sur lequel nous vivons, et même l’univers ! D’aucun parmi vous se diront que ce n’est pas la fin, car après tout, la mort n’est peut-être qu’une option parmi d’autres ; à moins qu’il ne s’agisse d’une étape nécessaire à notre évolution… A la fin des temps, Dieu a rouvert les portes du paradis, mais les bienheureux y errent sans but et leur existence semble bien morne. Un homme, un seul, se refuse à les rejoindre, mais à quel prix ! Comment la vie est-elle apparue sur Terre ? Comment va-t-elle finir ? La réponse à ces questions risque fort de ne pas vous plaire ! L’horreur se dissimule parfois derrière le masque de la beauté, mais comment ne pas avoir envie de mourir lorsqu’elle se dévoile ? Et si nous n’étions que les acteurs d’une pièce de théâtre mise en scène par d’inconcevables entités cosmiques ? Que se passera-t-il lorsque tombera le rideau sur le dernier acte ? Quel rapport il y a-t-il entre un homme aux portes de la mort, un dragon
et une créature qui se dit aussi vieille que l’univers ? 

 
 
Avec ce recueil de nouvelles, tout est expliqué dans le titre : sept nouvelles donc comme autant de manière de nous parler de la mort. Un thème riche que l’auteur a réussi à aborder de manières très différentes avec des textes étonnants, sensibles, gênants ou surprenant, prenant souvent le contre-pied du lecteur, ce fut une belle découverte même si certains textes m’ont plus marqués que d’autres.
 
Monde lent
 
Peut-être ma préférée du recueil, un récit qui m’a beaucoup fait pensé au Nexus du Dr Erdmann de Nancy Kress et qui nous parle de vieillesse comme un nouveau stade de l’évolution. Une nouvelle étonnante car la vieillesse reste un thème peu abordé de cette manière dans les littératures de l’Imaginaire et émouvant par le témoignage de cet homme à l’aube d’un changement décisif. La mort n’est-elle finalement qu’une évolution ?
 
J’ai beau savoir que la mort n’est qu’un pas à franchir et me persuader que tout ira bien après, je ne peux m’empêcher de craindre cette ultime étape. 
 
 
L’antre de la bête
 
Changement radical de style avec un récit horrifique ayant des accents lovecraftiens qui ne laisse pas indifférents. On retrouve un homme qui vivant ses derniers mois veut libérer sa conscience d’un fardeau devenu trop lourd à porter. Mélange d’horreurs anciennes et d’hommes aux prises avec des forces plus grandes qu’eux, cette nouvelle à l’atmosphère oppressante démontre que la mort est parfois une libération.
 

Anamnèse

Un texte déroutant d’un homme qui perd pied… Anamnèse est le genre de texte qui se dévoile une fois que l’on a lu la fin puis que l’on a repris le texte depuis le début.  La nouvelle qui m’a le plus surprise, une belle réussite.

 

Mon dragon et moi

Avec cette nouvelle on plonge en plein space-opera. Les dragons existent et sont une espèce extraterrestre amicale que l’Homme dans sa profonde bienveillance va s’empresser d’apprendre à braconner et à tuer. Une nouvelle où transperce la cupidité de l’Humanité mais aussi l’espoir que celle-ci soit capable de grandir. C’est aussi une nouvelle sur les rêves qui se réalisent, touchant.

Le temps des moissons

Nous voilà plonger en pleine apocalypse zombiesque… même si ces zombies là sont bien différents de ceux de Romero. L’apocalypse nous est retracée par l’intermédiaire d’un savant ayant travaillé et expérimenté durant des années sur le Syndrome de Résurrection Latente pour le gouvernement des USA. Un récit qui aurait pu être classique mais dont la fin en forme de twist change complètement l’impression du lecteur sur le texte. Bien trouvé.

 

Ceci est une enregistrement vocal automatique déclenché par l’ouverture du coffre que vous tenez entre les mains. Celui-ci contient quatre cristaux mnémoniques sur lesquels sont psychogravés l’intégralité de mes recherches, ainsi que le compte rendu détaillé des travaux entrepris pour mettre fin au fléau S.R.L. Ce message sera répété en boucle dans les langues suivantes : anglais, français et espagnol. Nous sommes le 24 Septembre 2045, ceci est mon histoire.

Dernière maison avant le paradis

Un homme vit reclus dans sa ferme loin de la ville qu’il déteste et seul depuis la mort de sa femme. C’est lors d’une journée de canicule qu’un inconnu frappe à sa porte et lui fait une proposition inattendu. Moral : il faut profiter du jour présent, on ne sait pas de quoi demain sera fait ! Sans être ma nouvelle préférée, je l’ai trouvé très rafraichissante.

Epilogue

Une bande d’amis fêtent leur quatorzième fins du monde. Trente ans qu’ils font se genre de fête et chaque fois la prétendue fin du monde n’est pas au rendez-vous. Une nouvelle aux accents de 4e dimension bien trouvée et surprenante.

Au final, je suis ravie d’avoir cédé à la tentation. Ce recueil de nouvelles qui regroupe sept textes autour du thème de la mort a été une bonne lecture. Je n’ai peut être pas accroché à chaque nouvelle mais Monde lent et Anamnèse valent clairement le détour et plusieurs textes qui proposent une adaptation de classiques avec un twist final sont des récits assez bluffants. Une belle lecture pour le #projetMaki.

 

 
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2 thoughts on “Sept morts à vivre de Southeast Jones

  1. Le thème n'est pas trop oppressant ? J'avoue que de base ça ne m'attire pas, mais ce que tu dis de certaines nouvelles éveille quand même mon intérêt.

    1. Ce n'est ni glauque ni oppressant et la variété de chaque nouvelle par rapport au thème est bien trouvée. Après j'ai juste plus accroché à certaine qu'à d'autre 😉

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