L’interdépendance tome 1 : l’éffondrement de l’empire de John Scalzi

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Après avoir patienter un certain temps dans ma PAL (depuis sa sortie en fait), j’ai enfin sorti le premier tome de la trilogie l’Interdépendance de John Scalzi en sachant que le troisième tome paraissait en VO. J’ai adoré La controverse de Zara XXIII, trouvé très original et d’actualité Les enfermés, j’avais donc très envie de lire cette nouvelle série mais j’avoue en avoir un peu marre de commencer les séries sans savoir quand elles vont se finir alors l’annonce de la sortie du tome 3 en VO m’a décidé.
 

L’Interdépendance : un empire de quarante-huit systèmes stellaires presque tous inhospitaliers, où l’humanité s’est implantée et dont la survie repose sur une étroite collaboration. L’Interdépendance : un millénaire de règne des grandes familles marchandes, dont la première occupe le trône de l’emperox. L’Interdépendance : le réseau des courants du Flux, seul moyen de voyager plus vite que la lumière, unique lien des mondes de l’empire entre eux. Le Flux est éternel mais il n’est pas statique. S’il se déplaçait, réduisant les colonies à l’isolement, l’humanité serait au bord du gouffre. Un jeune scientifique, une commandante de vaisseau spatial et la toute nouvelle emperox devront affronter la catastrophe annoncée.
 
 
 
On peut reconnaitre beaucoup de choses à l’excellent auteur qu’est Scalzi mais ce que je trouve particulièrement marquant dans les trois livres que j’ai lu de lui c’est la facilité avec laquelle il présente ses univers aux lecteurs et les y entraine sans effort apparent : bluffant.
 
 

Sur la passerelle du Tu m’en diras tant, la capitaine Arullos Gineos était aux prises avec une mutinerie authentique, pas en carton, et elle devait bien avouer que la situation n’était pas des plus rose pour elle à cet instant. Plus précisément, dès que son second et son équipage se seraient frayé un chemin à travers la cloison avec leur chalumeaux, Gineos et son équipe de passerelle seraient victime d’un « accident » sur lequel on mettrait un nom plus tard.

 
Nous voici projeté au sein de l’Interdépendance, empire commercial de 48 systèmes planétaires reliés par le Flux, structure unique qui permet aux vaisseaux interstellaires de se déplacer plus vite que la lumière. Cet empire à plusieurs particularités : l’ensemble des flux passent par la système de Central, siège de l’empire et résidence de l’Emperox et une seule planète fait partie de cet ensemble de systèmes : Le Bout. Tous les autres habitats de l’Interdépendance sont des villes sous dômes, des stations ou des habitats dans des environnements hostiles. Autant dire que le moment « interdépendance » prend tout son sens quand on sait que chaque système dépend des autres pour sa survie et donc du Flux pour les échanges. Le décors est planté et de là, l’auteur tisse son récit.
 
 
Un autre point fort de John Scalzi : les personnages et les dialogues. Des personnages hauts en couleur et des dialogues aux petits oignons. Et là encore avec le début de cette nouvelle trilogie on est servi ! Dans ce premier tome, nous suivons plusieurs personnages : Cardenia, la fille illégitime de l’Emperox et sa seule héritière, Marce, scientifique spécialiste du Flux et fils d’un comte du Bout et Kiva, héritière d’une des plus importante guilde marchande de l’Interdépendance. J’ai particulièrement aimé suivre ce dernier personnage avec sa gouaille de marchande de poisson et son sens du commerce absolument immoral. Les dialogues entre Kiva et les autres personnages sont les scènes popcorn de ce livre.
 
 

A la perspective d’épouser ce polype et d’en avoir des enfants, Cardenia peina à réprimer un haussement d’épaule peu courtois.

 

Dernier point fort de cet auteur : son accessibilité. L’effondrement de l’empire est le premier tome d’un space opera et pourtant, l’auteur sait rendre son récit facile d’accès et le lecteur se fait très rapidement un idée du décors.
 
 
Le paysage est planté, les intérêts de chacun commencent à se dessiner  tout comme leurs antagonismes. Là-dessus, Scalzi crée pour cette trilogie un combo gagnant : religion, commerce, pouvoir… l’argent rien que l’argent… vous voyez venir le potentiel d’intrigues politico-religieuses sur fond de lutte commerciale ? Bon après il faut être honnête, ce n’est qu’un tome 1 donc on reste dans un tome d’introduction mais franchement, il est plus que prometteur et je trépigne déjà de pouvoir lire le tome 2.
 
 
En bref, un très bon premier tome, le décors est en place, les personnages déchirent déjà et le récit est plein de potentiels. L’humour de Scalzi toujours aussi agréable à retrouver et à la fin de ce premier tome je n’ai qu’une envie voir quelles directions l’auteur va prendre dans les deux prochains tomes !
 
 
 
 
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6 thoughts on “L’interdépendance tome 1 : l’éffondrement de l’empire de John Scalzi

    1. C'était pareil pour moi… j'avais gagné mon exemplaire à un concours au moment de sa sortie puis il est resté longtemps dans ma PAL. Mais bon, Scalzi c'est une valeur sure 😉

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