Salvation tome 2 : Les chemins de l’exode de Peter F. Hamilton

En Janvier 2019, je vous parlais du nouveau roman de Peter F. Hamilton inaugurant une trilogie de Space Opera dans la lignée de ces précédents roman : Salvation tome 1 : Les portes de la délivrance. Ce premier tome n’avait clairement pas été un coup de cœur mais avait tout de même créé suffisamment de curiosité pour que j’achète le tome 2 à sa sortie. Après lecture, parlons de ce tome 2.

Au XXIIIe siècle, alors que l’humanité vit dans une quasi utopie, l’équipe de Feriton Kayne découvre que les Olyix, jusque-là inoffensifs, sont sur le point de s’emparer des humains afin de les offrir à leur dieu. Les hommes doivent alors apprendre à se battre ensemble pour vaincre l’ennemi.

Je vous résume un peu mon sentiment à la fin du tome 1 : « En clair, c’est du bon sans surprise mais vous passerez tout de même un moment de lecture agréable. » Sans surprise, surtout pour les fans de l’auteur car dans ce premier tome, Peter F. Hamilton reprend des thèmes déjà longuement traités notamment dans sa saga du Commonwealth : le transfert instantané, l’ennemi inconnu et implacable, la boite privée plus forte que les états, etc… dans un style très inspiré d’Hypérion de Dan Simmons.

J’avoue avoir commencé ce tome 2 avec un peu d’appréhension n’ayant pas été complètement convaincue par le tome 1 et franchement, ce ne fut pas une lecture inoubliable. Comme vous le savez peut-être, si vous suivez le blog depuis un moment, j’aime particulièrement Peter F. Hamilton. J’ai, je pense, pratiquement tout lu de l’auteur, tout du moins en VF. J’ai beaucoup aimé sa série L’aube de la nuit et sa saga du Commonwealth. Des space opera que j’ai trouvé grandioses dans leurs worldbuilding avec des personnages particulièrement marquants (l’enquêtrice Paula Myo et Nigel Sheldon notamment) et les nombreux thèmes de SF rencontrés (téléportation, clonage, manipulations génétiques, IA, etc…). Pour moi, Peter F. Hamilton, c’est du Space Op’ grand publique, très accessible dans ce style de lecture.

Une grande introduction pour vous dire que franchement ce tome 2 n’était pas au niveau de mes attentes mais est clairement dans la lignée du tome 1, c’est à dire pas transcendant même si on a envie de connaitre le fin mot de l’histoire.

Que je vous explique, pour moi il y a vraiment deux choses qui m’ont particulièrement gêné :

  • Tout d’abord, les personnages : alors oui j’ai l’habitude avec cet auteur qu’il y ait pléthore de personnages qui seront souvent des narrateurs d’une partie du récit. Ce qui me gène beaucoup dans Salvation c’est que pour moi les personnages deviennent interchangeables. Impossible de retenir la moitié des noms et l’autre moitié me semblent fades et sans consistance, c’est déprimant et pas du tout accrocheur,
  • Ensuite, le déroulement du récit : alors qu’il y a deux lignes temporelles dans ce roman, que l’auteur nous offre deux fois plus d’évènements, j’ai eu l’impression que l’intrigue qui n’avançait pas. L’escargot sous valium est une image qui m’est vite venue à l’esprit lors de ma lecture… mais comment arriver à faire 500 pages alors que franchement les 2/3 auraient suffit ? En s’attardant sur un nombre trop important de récits parallèle qui ne font rien avancer du tout.

Bref, je me suis ennuyée sur la moitié du roman avant que le seconde partie n’arrive enfin à réveiller mon intérêt. Outre que ce fut la partie du roman avec des batailles spatiales (j’aime les batailles spatiales bien écrites), c’est aussi le moment où l’intrigue reprend un temps soit peu de consistance en essayant tant bien que mal d’avancer. Et ceci même si elle avance vers une fin déjà longuement imaginée vue le type de narration choisie par l’auteur. En fait, j’ai vraiment du mal à voir où l’auteur veut emmener ses lecteurs : la fin de ce tome 2, je la connait depuis le tome 1… certes avec plus de détails, et, même si je me doute que quelque part il va y avoir bifurcation, moi j’ai juste l’impression de me faire balader à mes frais et sans être sure d’apprécier le voyage. Au bout de deux tomes, ça devient presque du masochisme.

– Putain, mais je n’ai pas besoin de tout ça pour être heureuse ! Le consumérisme et le luxe ne sont qu’une membrane cosmétique tirée sur la vie véritable. Loi et toi êtes tout ce dont j’ai besoin. Et puis, le système utopial n’impose pas de vivre dans des favelas ou à Southwark, tu sais ? Tout le monde, sur Delta Pavonis, vit plutôt bien et est libre de poursuivre ses rêves. J’admets qu’il sont super chiants, mais ils sont à l’aise. Par ailleurs, ajouta-t-elle en faisant la moue, je gravirais les échelons et je ne mettrais pas longtemps à me hisser au rang de citoyen de niveau un.
– Mon dieu ! quand as-tu commencé à penser comme ça ?
– J’ai toujours pensé comme ça. C’est toi qui veux pomper le pognon de ces saloperies de dix pour cent pour les redistribuer et tout niveler par le bas. Moi, je veux que tout le monde s’élève. Je veux que tout le monde ait un appart comme le mien et puisse boire du Krug ! conclut-elle en saisissant la bouteille par le col et en l’agitant de façon agressive.

A noter que le coté « utopie » mentionnée dans le résumé est plutôt trompeur puisque seule une partie de l’Humanité triée sur le volet vit dans une sorte d’utopie. Comme à chaque fois dans les récits de Peter F. Hamilton, il y a les très riches et les autres et on est très loin de l’utopie sur Terre, même si le transport instantanée, une énergie illimitée tirée du soleil et une médecine extraterrestre ont permis de nombreuses avancées.

Au final, ce n’est clairement pas ma lecture de l’année et pas le meilleur Peter F. Hamilton lu non plus. Mais comme je dois vraiment être masochiste sur les bords, je lirais le tome 3 pour avoir la conclusion de l’histoire. Je suis vraiment curieuse de voir comment l’auteur va réconcilier ses deux fils narratifs pour que toute l’intrigue ne tombe pas terriblement à plat. En attendant, si vous voulez découvrir cet auteur, je vous invite à lire le guide écrit par Apophis sur son blog et donc à ne pas commencer par Salvation.

#SSW
#SSW

5 thoughts on “Salvation tome 2 : Les chemins de l’exode de Peter F. Hamilton

  1. Est-ce que c’est vraiment possible de s’arrêter aux deux tiers d’une trilogie de toute façon ? Allez, courage, plus qu’un tome. 😅

  2. C’est noté, on évite Salvation et on va lire chez Apophis par quoi commencer 😉
    J’avais quand même abandonné L’étoile de Pandore, alors je ne sais pas si c’est bon n signe ><

    1. Exactement ^^
      Après si tu n’as pas aimé Pandore, ben… ce n’est peut être tout simplement pas un auteur pour toi. Si tu veux retenter à l’occasion, j’avais beaucoup aimé son post-apo : Mindstar qui est assez différent de ces space opera 😉

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